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WWF Columbus
09  oct
Dimanche 09 Octobre - Voilà c’est fini

Publié par WWF, Publié dans Carnet de bord

Merci à vous chers lecteurs de nous avoir suivi tout au long de ces mois et

merci à tous les téméraires participants de cette année de folie ! Merci Jean-Baptiste, Bruno, Véronique, François, Isabelle, Patricia, Amandine, Matthieu, Stéphanie, Maëlle, Cédric, Mélanie, Fabienne, Anna, Catherine, Magali, Ronan, Eric, Yvan, Jean-François, Isabelle, Olivier, Geoffrey, Marie-Hélène, Gabrielle, Pierre, merci aussi à Nathalie, Fabien, Jean-Pierre et tout ceux qui étaient prêt à suppléer.

Merci à vous adhérents, donateurs, bénévoles et à toute l’équipe du WWF-France pour votre suivi et soutien.

Cette année 2011, 125 biopsies ont été recueillies, 125 ! Bravo ! Bravo à nos pilotes un peu dingos qui sont toujours au bon endroit au bon moment. Merci Fred, 125 biopsies c’est le travail d’un tireur d’élite hors du commun, chapeau l’artiste ! Merci à toutes les équipes qui se sont succédées et qui ont rendu cette mission si réussie. Merci à nos esthètes d’avoir immortalisé ces moments. Merci aux capitaines Jean-Yves, Cédric, Laurent de nous avoir conduit où nous mènent nos jeux. Merci à nos Présidentes Isabelle Autissier et Patricia Ricard d’avoir été les témoins et portes paroles de la protection des cétacés de Méditerranée, merci aussi d’avoir rendu la mission si belle et festive !

Un très grand merci à nos partenaires, l’Institut Océanographique Paul Ricard, le sanctuaire Pelagos et le GIS3M de soutenir nos actions. Merci à Jean Noël Druon (JRC) de nous fournir chaque jour les cartes d’habitats favorables,merci à Jean-Charles Anagnostou et la société AFT Micromécanique de nous avoir fourni des pointes de biopsies de grande précision, merci à Olivier Rovellotti, Chadi Souleiman et la société Natural Solutions pour la mise en place de notre outil de mutualisation des données, merci aussi à nos partenaires logistiques pour le bon déroulement des commandes et les livraisons du matériel et des marchandises.

Enfin merci et surtout bon courage aux laboratoires qui vont passer la rudesse de  l’hiver entre éprouvette et microscope. Merci pour leur passion et disponibilité de chaque instant. Merci à Thierry Legavre, Ronan Rivallan et Ange-Marie risterucci du CIRAD pour qui le sexage et les cartes génétiques n’ont plus aucun secret. Merci à Nathalie Tapie et Hélène Budzinski de l’Université de Bordeaux qui décortiquent les polluants qui contaminent les cétacés de Méditerranée. Merci à Brigitte Siliart et Caroline Berder de l’ONIRIS. S’il existe des obstétriciennes à mysticètes se sont bien elles. Brigitte et Caroline nous diront tout sur la fécondité des baleines. En 2010 50% des femelles biopsiées étaient gravides. Cette année nous avons croisé la route d’adultes et nouveaux-nés, peut-être les mêmes individus ? Nous en serons bientôt plus.

Toutes les biopsies de cette année devraient nous permettrent d’établir un niveau de contamination de référence des odontocètes en plus de celui des mysticètes déjà acquis. Désormais nous pourrons porter ces témoins environnementaux devant décideurs et gestionnaires. Nous pourrons  savoir si nous avons recroisé la route d’individus des années passés, établir un taux de fréquentation mâle/femelle selon la saison, définir une population minimale viable et de référence, en savoir plus sur la reproduction des rorquals communs et la densité de la population du sanctuaire Pelagos.

Nous retiendrons de cap cétacés 2011 les résultats scientifiques bien évidemment ; mais nous garderons en mémoire cette aventure humaine hors du commun que nous avons partagé à travers la joie d’être ensemble pour une cause importante.

Cap cétacés 2011 ça à été des rires, des frayeurs, de l’adrénaline, des apéros au soleil couchant, du champagne d’anniversaire, de l’enthousiasme omniprésent et un brin de folie : il en faut pour aller chatouiller des Dames de 70 000kilos !

Nous finissons cette année avec une pensée toute particulière pour ceux qui ont traversé des moments difficiles de leur vies au cours de ses mois mais qui ont gardé le sourire à tout instant.

Enfin un immense merci à Denis -responsable des programmes océans et côtes mais avant tout savant loup de mer- d’avoir initié et barré ce magnifique programme depuis maintenant 6 ans .

Les cétacés de Méditerranée peuvent vaguer tranquille, grâce à vous tous et avec votre soutien, nous veillons sur eux.

A bientôt sur l’eau !

L’équipe cap cétacés 2011

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08  oct
Samedi 08 Octobre - Journée houlée

Publié par WWF, Publié dans Carnet de bord

Après le mauvais temps de la veille, nous essayons de franchir une fenêtre. Route choisie :cap 180 et doigts croisés.

10h00, le temps n’est plus si mauvais, l’observation débute. Une écoute à peine et le temps se lève de nouveau, impossible d’entendre quoique que ce soit hormis le clapot. Nous faisons une pause pour le déjeuner. Objectif : finir les restes d’où déjeuner pot-pourri. Rassasiés, le temps semble être revenu de notre côté et nous pouvons reprendre les observations, poussons même au large. Le pneumatique prend la tête pour lancer les écoutes lorsqu’il se retrouve côte à côte d’un rorqual. Il nous prévient, WWF columbus accélère tant qu’il peut pour les rejoindre. Biopsie ok.

Nouvelle écoute : un cachalot est sur les ondes 10 minutes seulement puis souffle !

Le pneumatique s’approche. A bord du WWF columbus, Jumelles en poste nous voyons Fred se baisser, immerger le bras, nous sommes tenu en haleine, lorsque l’appel retentit :

Pneumatique : « WWF columbus de pneumatique »

WWF columbus : « Pneumatique on te reçoit »

Pneumatique : « biopsie effectuée »

(Pendant ce temps sur WWF columbus : Youuuouuuuouu !!!!! Et danse du cachalot)

WWF columbus : « code biopsie FC 15 »

Temps de biopsie record et grande joie à bord des deux embarcations !

S’en suivent plusieurs écoutes et un souffle au loin, le pneumatique trace la route puis ralentit le temps d’une biopsie en 6 minutes chrono, record battu ! Désormais le temps se lève à vue d’œil et ne va plus jouer. Le coup de vent annoncé est maintenant bien là. Fred récupère la biopsie, chacun range son matériel et le pneumatique fonce retrouver WWF columbus. La remontée de l’équipe sur WWF columbus dans cette mer formée est très sportive. Enfin, tout le monde est à bord, rigole de cet épisode intense et sourit à cette dernière journée qui aura marqué les esprits et à une fin de mission réussie.

La soirée commence avec la rediffusion du match de rubgy France/Angleterre d’un côté, de la lecture Thriller de l’autre, alors que certains, devrais-je dire certaines se remettent de leurs émotions avec les dernières tablettes de chocolats. Le froid est mordant, la mer se déchaîne. Cédric et Jean-Yves redouble de vigilance aux commandes. Nous ne tarderons pas les uns après les autres à rejoindre nos bannettes, en attendant que WWF columbus quitte la tourmente et gagne la quiétude du port de Hyères.

Dernier cachalot de l’année!

Aurélie à bord du WWF columbus

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Comme prévu aujourd’hui nous devons rester à l’abri. Nous sommes arrivés à Antibes hier soir. Après les tumultes d’une nuit où chacun s’est exercé aux arts martiaux, nous quittons nos cocons improvisés sur le pont et nous levons avant l’aube. En cause : les moustiques tigres, par dizaines, qui ont investi nos quartiers en se délectant de notre agacement et en nous transformant tantôt en Jabba The Hut tantôt en Elephant Man (merci Fred !).

Après les croissants du petit-dej (merci Fred ! remplace et annule le précédent), Bruno apprend une très grave nouvelle et doit nous quitter. C’est en lui souhaitant tout le courage possible que nous l’accompagnons à la gare. Bruno on pense fort à toi !

Cet après midi nous profitons de notre temps « libre-forcé » pour mettre à jour les données, visiter la ville, photographier les remparts et la vue alpine.

Antibes :

« A l’origine terre des tribus ligures puis des tribus celtes, Antipolis est fondée par les phocéens, des Grecs venus d’Asie mineure, et devient un comptoir commercial au IVe siècle avant J.C. Lorsque les Romains s’y installent, Antipolis devient Antiboule : théâtres, ampithéâtres, thermes et autres aqueducs font leur apparition. La ville est alors un  lieu privilégié du commerce et du passage en Méditerranée. A la chute de l’empire romain, Antibes devient un évêché et doit faire face, durant la période médiévale, aux invasions barbares des Goths, des Wisigoths puis des Sarrasins, dont elle se protège en construisant ses premiers remparts, puis ses tours carrées dites « sarrazines », qui veillent encore aujourd’hui sur la vieille ville ». Infos de antibes-juanlespins.com.

Antiboise oblige, puisque la question m’a été posée voici un poste dédicace.

A 23h00, la houle s’intensifie et le mouillage devient vite inconfortable. Dans le roulis les caisses de matériel glissent à bâbord, ah non à tribord, euh non à bâbord,. jusqu’à ce qu’agacés nous rentrions au port nous abriter, non sans inquiétude pour demain. Un couloir d’accalmie devrait cependant nous permettre une percée le temps d’une petite journée d’observation et de rentrer à bon port dans la soirée. Nous gardons espoir en rejoignant Morphée sur cette pensée.

Pneumatique et les remparts d’Antibes

Fichier météo de vendredi...tous aux abris!

Météo de vendredi…tous aux abris!

Aurélie à bord du WWF columbus

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Aujourd’hui dans une mer qui commence à se former nous rencontrons un groupe de 7 globicéphales : deux adultes, des nouveaux-nés et subadultes (décidemment, les jeunes sont à l’honneur cette semaine !). Deux biopsies complètent  les résultats des semaines et années précédentes. Le nombre d’échantillons recueillis cette année qui s’élève à ce jour à 27 biopsies de globicéphales est réjouissant. En effet, lors des analyses des campagnes 2006 à 2009, nous n’avions pas assez de biopsies pour définir un taux de contamination de référence des globicéphales. Cependant il est déjà établit par les années passées que le niveau de contamination des odontocètes est très important et pourrait avoir des effets physiologiques sur leurs système reproducteur et immunologique. Il est donc impératif de réaliser des analyses supplémentaires afin d’évaluer cette toxicité. Cette année, grâce aux nombreuses biopsies réalisées, nous pourrons analyser ce risque.

Ce soir nous naviguons en quête d’un mouillage protégé. En effet la mer s’agite, nous ne pourrons rien espérer pour demain.

Aurélie à bord du WWF columbus

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Cette journée met à l’honneur la nouvelle génération.

Après la rencontre matinale de deux rorquals communs que nous pourrons biopsier avec aise, un troisième (baptisé MH et que Bruno devait surveiller attentivement) nous surprendra par une disparition définitive lorsqu’il devient la risée d’un groupe de 10 dauphins bleu et blanc qui folâtre autour de lui.

La mer est riche : plancton, tortues couannes, chasses de thon ; nous sommes de toute évidence dans une zone d’activité lorsque dans ce décor, le souffle caractéristique de deux cachalots nous alerte. Il s’agit d’un adulte et d’un juvénile. Les animaux sont calmes et la biopsie de l’adulte arrive sans difficulté. Pendant ce temps, WWF columbus se retrouve avec deux autres individus qui soufflent puis sondent synchrones. Au loin, deux autres individus et à l’horizon un Breach annonce une journée haute en couleur. Lorsque le pneumatique rejoint WWF columbus, il ne reste qu’un individu en surface, un adulte de grande taille, à peine le temps de le voir qu’il s’éclipse déjà. Nous lançons une écoute. Nos yeux se ferment puis s’écarquillent: nous sommes rendu à un concert Jazz&Claquettes. Les clics résonnent de toutes parts. Puis l’agitation de surface reprend au loin. Nous nous rapprochons pour y voir plus clair et tombons dans une véritable cours de recréation. Des groupes de jeunes et nouveaux-nés s’agitent dans un spectacle unique : breachs, souffles, tail-slappings, cabrioles. Nous comptons, 5, 8 puis 12 souffles tout autour de nous. Nous ne parlons pas des souffles puissants habituels mais de discrets crapotages maladroits et hachés. Le pneumatique ne sais plus où donner de la tête mais tout ce beau monde est très jeune et les biopsies ne seront pas envisagées. Il se rend discrètement d’un groupe à l’autre avec toujours le même constat : des juvéniles et nouveaux-nés ; Pierre et Gabrielle deviendront le temps d’un instant la curiosité d’un plus jeune qui viendra inviter le pneumatique à cabrioler, sans succès malgré ses roulades peau contre caoutchouc. Dans cette garderie à ciel ouvert, nous assistons à une party où les grands ne sont pas conviés. Nous jouons les nurses le temps d’une journée en attendant que les adultes viennent affirmer leur rôle, mais en vain.

La journée tombe, les deux baleines biopsiées du matin traversent paisiblement le bouillonnement ambiant. Un lent 360° muet, ralenti, pour profiter d’un dernier regard sur les geysers avant que le soleil n’éteigne cette incroyable journée.

Diaporama BabycahalotLand :

Diaporama BabyCachalotsLand

Aurélie à bord du WWF columbus

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Nouveau matériel, nouvelle technique, nous mettons à profit l’expérience faite du mois de septembre pour l’approche des cachalots. Nous commençons la journée par une écoute. Sur le pneumatique Fred tend l’oreille…rien. A bord du WWF columbus les observateurs sont en vigilance maximum. De mille en mille pneumatique et WWF columbus quadrillent la zone que nous avons dessiné à l’avance. La matinée file et les cachalots se défilent. Il est 11h57 lorsque Pierre signale un souffle. Une baleine pointe par là et sans tarder nous recueillerons la biopsie qui nous en dira long. Deux heures plus tard, 2, 3, 4 puis 5 baleines croisent la route du WWF columbus. Elles sont discrètes, changent de cap fréquemment et trois d’entres elles se joueront de nous. Il est 18h30, nous sommes seuls, seuls à perte d’horizon, c’est la dernière écoute de la journée lorsque enfin…clics en ouie ! L’hydro capte la direction, les clics s’amplifient. Le Pneumatique file. Il stop et écoute de nouveau. Les clics se font plus fort encore, on se rapproche. Nous sommes prêt du but. Guidé par notre oreille d’or le WWF columbus suit à distance. Tous les observateurs sur le toit sont en attente du mot de passe. Il est 19h40 lorsque « silence !» retentit à la VHF. Tout le monde retient son souffle, force la vue, lorsque Marie-Hélène à bord du pneumatique se fait surprendre : derrière elle, à quelques mètres, le cachalot tant attendu de la journée émerge de toute sa force. Mais la nuit est déjà là : pas de photo ni biopsie possible. Malgré tout, restera le plaisir de cet instant hors du commun.

Le pneumatique stop tout et profite du spectacle : l’animal est jeune et cause, des clics et grincements  inconnus et incessants. Il nous observe puis s’éloigne presque nonchalamment.  Nous profitons encore quelques minutes où homme et cachalot partagent une rencontre.

Encore un souffle qui bourdonne dans le calme étourdissant… un deuxième plus sourd. Une inspiration profonde signe le dernier acte et déjà l’apnéiste regagne les profondeurs, étiré de tout son long pour le salut. Ce soir WWF columbus est en fête, la joie se lie sur tous les visages.

Baissé du rideau.

Aurélie à bord du WWF columbus

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Le WWF columbus a passé la nuit au mouillage devant le port de Hyères, et ce matin, nous devons attendre que le guichet de la pompe à essence ouvre ses portes (à 8h30) pour faire le plein et reprendre la route. Nous profitons de cette escale forcée pour décharger tous les déchets récupérés la veille, histoire de faire de la place pour ceux à venir…

C’est aux alentours de 9h20 que le WWF columbus pointe à nouveau son étrave vers le large, plein sud, traçant un joli sillon d’écume sur la grande bleue. Avant de nous remettre à nos postes d’observation, nous décidons de nettoyer le pont à grande eau ; il en a bien besoin. Nous nous mettons donc à l’ouvrage, armés de brosses et de seaux. Chacun y met du cœur, certains un peu trop d’ailleurs, puisque Gabrielle se retrouve bien vite trempée de la tête aux pieds après avoir essuyé une salve de Fred bien ajustée.

Mais trêve de plaisanteries, il est temps de se remettre au travail, et le rythme des quarts d’observation reprend… Le temps passe, rythmé par des rencontres avec des déchets de toute sorte : polystyrènes, bouteilles en plastique, palangres, et même planche à voile (sans le surfer qui va avec)… La monotonie de ces rencontres est finalement rompue en début d’après-midi par un groupe de 25 dauphins de Risso, probablement en repos. Nous nous approchons pour prendre quelques photos d’identification et restons une petite heure avec eux avant de reprendre notre chemin, d’abord au sud, puis à l’est. Et jusqu’au coucher du soleil, nous ne croiserons plus que quelques dauphins bleu et blanc, mais aussi des tortues caouannes, une quinzaine en tout, un vrai festival ! Les rorquals, eux, attendront la nuit pour venir jouer dans les parages. Nous entendrons leurs souffles puissants, mais ils resteront invisibles… jusqu’à la prochaine rencontre…

Bruno à bord du WWF columbus

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Bienvenue à vous chers bloggers pour la dernière semaine de cap cétacés de l’année.

Pour ne pas perdre une miette de cette ultime, nous allons jouer avec le temps et commencer la semaine dimanche, une fois n’est pas coutume. Départ de Hyères à 8h00, après le traditionnel briefing de mission nous rejoignons le mont sous marin en quête des cachalots du coin.

L’équipe est au complet : Fred que vous connaissez tous, Pierre notre pilote cette semaine, Bruno qui remet ça, Marie-Hélène après la coordination des sorties événementielles du WWF columbus goûte à ses missions scientifiques, Gabrielle après les baleines des caraïbes et de l’océan indien va côtoyer celles de Méditerranée, à la barre Jean-Yves et Cédric, puis moi Aurélie qui reviens enfin à bord regonflée à bloc après de longues semaines loin de vous.

Le pneumatique greffé de son précieux hydrophone a navigué d’écoute en écoute à la recherche des clics qui traceront notre route. Le résultat s’est soldé par d’innombrables moteurs en guise de musique d’ambiance. Le pneumatique, déchu de sa mission voguera de caisses polystyrènes en sachets plastiques, de jouets gonflables en ballons de plages pour se transformer le temps d’un moment en « éboueur des mers » dixit Marie-Hélène, une fois de plus, une fois de trop.

Un lâché de ballon pour les mariages de l’été?

Les coulisses ci-après:

Comme à l’accoutumé les dauphins bleus et blancs montreront le bout de leurs ailerons, de temps en temps et toujours furtivement. Il est 19h00, le jour baisse déjà, nous l’avions oublié sous cette journée estivale mais l’autonome est bien là. Le soleil se prépare à un magnifique couché sur lequel un souffle au loin nous rappelle qu’elles sont bien là. Trop tard pour aujourd’hui, il est 19h45, la nuit gagne. Nous forçons le regard sous les dernières lueurs mais nos yeux s’embrument, nous abandonnons la partie. Le WWF columbus regagne le port de Hyères ce soir, nous sommes contraint à des avitaillements de carburant ; oui nous sommes dimanche, l’été est fini et ses horaires aussi.

Aurélie à bord du WWF columbus



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15  sept
Le 15 septembre - Sacs à terre …

Publié par WWF, Publié dans Carnet de bord

Comme dit le proverbe, tout à une fin ; ce à quoi rétorque une amie : sauf la banane qui en a deux !

Le vent s’est levé, nous effectuons une dernière écoute puis le WWF columbus se dirige vers la terre. Nous avons des impératifs horaires et il faut s’y plier. En route une baleine souffle au loin, histoire de nous faire un pied de nez. Nous la retrouverons en octobre car il reste encore une semaine pour terminer cette fructueuse mission 2011. Ces 10 jours nous ont permis d’affiner notre travail sur les cachalots et leur approche. Durant cette mission nous aurons biopsié 10 globicéphales, 4 cachalots et une baleine et vue des centaines d’animaux se prélassant au soleil du sanctuaire qui leur est dédié.

Travailler à quatre n’a pas été des plus facile et la fatigue se fait sentir. Nous pensons à Olivier et Aurélie et ces quelques lignes de blog leurs sont dédiés. Je remercie Isabelle, Jf et Jeoffrey qui ont tenu la barre simplement en profitant pleinement de ce que la mer nous donnait. Merci à Cédric d’avoir été le 6ème puis le 5ème observateur lorsque son quart lui en laissait le loisir.

Merci à Jean Yves d’avoir terminé tous les petits plats mitonnés par Jeoffrey !

En souhaitant, pour octobre, découvrir où se trouve la cachette de ces animaux de 20 mètres et de 70 tonnes qui nous ont tant fait courir !

Fred à bord du WWF columbus.

La courageuse équipe survivante Cédric, JF, Jeoffrey et Isabelle, de gauche à droite bien sûr.

et le bateau

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14  sept
Le 14 septembre - Le plein de vie

Publié par WWF, Publié dans Carnet de bord

Il y a des jours où la mer reste désespérément vide et d’autres où la magie de la nature opère. C’est la récompense des mauvais jours passés à s’user les yeux sur une mer qui malmène les hommes et leurs estomacs. Dès le début des observations quelques stenella batifolent ça et là autour du bateau. Nous en verrons plus de cent dans la journée ! La surface de l’eau est chargée en plancton, méduses, salpes : un garde manger taille XXL. Les thons s’en donnent à cœur joie. Etrangement, ils nagent près de la surface relativement lentement et gobent tout le gélatineux qui se présente à leurs papilles. Les grands filtreurs et mangeurs de méduses sont également de la partie, pas moins de sept raies mobula iront rejoindre les fiches d’observations ainsi que neuf tortues et quelques poissons lune. Sur notre route, des nageoires caractéristiques en forme de faux sont repérées. C’est un groupe de quatorze dauphins de Risso très étalé. Une mère et sa progéniture viennent surfer à l’étrave. Le jeune porte derrière l’évent, les marques profondes d’un cisaillement dû probablement à une ligne de palangre. Les Risso ne font pas partie des espèces que nous biopsions, en revanche, nous effectuons les photos d’identifications d’usages. Mais toujours pas de baleine ! Nous continuons hâtivement notre recherche lorsque nos efforts sont enfin récompensés. Au loin, Isabelle assiste à un saut de rorqual. Nous pointons le navire vers le point et avalons en dix minutes, la distance qui nous sépare du mammifère. L’enthousiasme passé, nous reprenons nos habitudes : charger le pneumatique, photographier le chevron et la dorsale et pratiquer la biopsie. L’animal est tranquille et nous profitons pleinement de ce moment tant attendu en le suivant durant deux autres sondes. Nous reprenons notre route non sans avoir profité d’un « plouf » dans une eau à 26 degrés. Le Bateau met le cap au sud de l’Ile du Levant afin de nous rendre sur une zone où s’élève un mont sous-marin. Ces élévations géologiques, nous avons pu le confirmer maintes fois, favorisent la concentration d’animaux. Il est 19 heures lorsque Jean-François détecte le souffle d’un cachalot. Il nous faut quatre minutes pour nous rendre sur l’animal. Trop court, nous arrivons au moment ou il nous gratifie d’une magnifique sonde. L’hydrophone est aussitôt immergé. De l’amplificateur, nous parviens un son clair qui nous informe de sa proximité. Durant sa chasse, il ne se déplacera que d’une centaine de mètres. Nous le retrouvons 45 minutes plus tard et l’approchons le plus lentement possible. Nous attendons tranquillement cinq bonnes minutes afin de lui donner le temps de reprendre son souffle. Le soleil est couché et la lumière est limite pour la photo d’identification. Nous raccourcissons notre distance et pratiquons la biospie. L’animal reste en surface et s’éloigne tranquillement sans sonder. La lumière est vraiment trop faible pour espérer récupérer une image de sa caudale, nous le laissons à sa chasse nocturne et retournons sur le WWF columbus. Très tard dans la nuit, nous continuerons à entendre des souffles bien distincts dont le dernier sera le point final de cette magnifique journée.

Fred à bord du WWF WWF columbus

Parfois la vie peut être paisible pour un cachalot

Biodiversité :

Dauphin de Risso et ses marques “sociales”

Tortue avec son cortège de demoiselles d’honneur et son drôle de fiancé

Dauphin bleu et blanc content

Deux ailerons qui se suivent signent le requin

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