11  juil
Premiers pas sur le WWF Columbus

Publié par WWF, Publié dans Carnet de bord

 

Le premier jour a été consacré au … rangement. Pas simple d’embarquer à bord la nourriture pour trois semaines, toute l’informatique et toutes nos petites affaires. Tout a fini par trouver une place, et progressivement chacun d’entre nous repère ses petits coins où ranger son matériel de première nécessité : casquette, lunette, bonnet, etc.

Première nuit à Port-Cros comme d’habitude.

La météo nous repousse vers l’est. Comme souvent le Golfe du Lion nous envoie ses bouffées de Mistral. Un long bord vers le large sans baleine. La mer est à la limite, les conditions d’observation sont médiocres, il fait froid et il pleut un peu. Vêtement chaud obligatoire. Ces 60 milles nous conduisent au sud de Cannes. L’occasion étant trop belle nous finissons la journée au milieu des yachts, passant et repassant devant le studio de Canal Plus sur la plage du Martinez dans l’espoir que nos pandas fièrement arborés traversent le cadre de l’une de leurs caméras. En vain semble-t-il….

Cap au large au lever du soleil. La météo ne s’est pas améliorée. Une bonne nouvelle quand même : les dauphins aiment le WWF columbus, et jouent longuement avec la vague d’étrave quand nous croisons un groupe, ce qui reste rare en ce grincheux mois de mai. Nous apercevons le souffle de deux cachalots qui sondent avant que nous puissions approcher assez près. Malgré une longue attente de deux fois une heure, durée moyenne de leurs plongées, nous ne les reverrons plus.

Nous traversons pendant plusieurs heures des bancs immenses de méduses Pélagia. Une prolifération de plus en plus fréquente ces dernières années. Une conséquence du réchauffement climatique mais aussi un effet possible de la surpêche : les petits poissons pélagiques se nourrissent des larves de ces méduses. Supprimez les poissons et les méduses se multiplient, et comme elles se nourrissent des oeufs et larves de poissons, le système se met en boucle et s’amplifie tout seul.

Un long bord nocturne sous la discrète mais vigilante conduite de Jean-Yves et Jacques qui assurent les quarts de nuit nous conduit au pied de la Principauté de Monaco jeudi matin. Le Prince Albert (le premier) se plaisait à raconter qu’il regardait les cachalots depuis les terrasses du château : on en est loin aujourd’hui et on mesure l’ampleur du changement qui s’est opéré en même pas un siècle.

Nous reprenons notre prospection le long du talus continental pas très loin de la côte en espérant que les baleines signalées dans ce secteur une semaine plus tôt y seront encore. Hélas non.

La météo est en grève et nos bulletins quotidiens font défaut, même si comme le dit notre capitaine “la météo ça change pas le temps, mais ça change tout le temps”.

Retour à Cannes à la mi-journée, mer trop forte impossible de travailler. Lassé des feux de la rampe, nous préférons la calme des îles de Lérins pour cette fin de journée et nuit. Nous en profitons pour finir la décoration du bateau avec un nouveau panda dans sa grand voile.

Puisque les baleines ne sont pas dans l’est et près de la côte, nous partons les chercher au large et vers l’ouest. Une grande journée dans des conditions d’observation satisfaisante, mais avec une mer toujours aussi vide. Les quarts se succèdent, monotones. Au soir nous sommes toujours “fanny” et le moral en berne, d’autant plus que la météo nous condamne à une journée (au moins) de stop à Port-Cros pour le lendemain.

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