Départ 7h00. Nous avons à bord une scientifique de l’Institut Océanographique Espagnol et deux pêcheurs amateurs venus en renfort, qui déploient leurs cannes sur l’arrière. Cinq lignes au total. Le lieu de pêche est à trois heures de route. Comme les cétacés, les thons affectionnent les zones de canyons sous-marins qui entaillent le plateau continental et nous nous dirigeons vers celui qui remonte vers le Cap de Creus. La mer, assez agitée le matin, se calme progressivement au cours de la journée, et au début de l’après-midi il est possible de voir les “chasses” de thon agiter la surface. Rendus frénétiques par la présence de petits poissons comme les anchois, les jeunes thons se ruent sur leur proie, sautent et font bouillonner la surface de la mer. Le jeu consiste à traverser ces zones de chasse en espérant que les thons confondent anchois et leurre.

A 15h21 la ligne centrale fuse. Le thon est rapidement amené, hissé à bord et placé sur un berceau de mousse où il est mesuré : 84 cm. Cela correspond à un très jeune thon immature de 12 à 15 kg né au printemps 2007. Positionné sur le dos, un linge mouillé sur les yeux et les branchies inondées par un jet d’eau de mer, il reste tranquille tandis que Pablo Cermeno du MedPO qui pilote cette campagne, pratique une courte incision sur le ventre. On injecte un produit désinfectant puis la balise est insérée dans la cavité abdominale. Pablo referme rapidement la plaie avec deux points chirurgicaux, et à 15h25 le thon est remis à l’eau. Il ne demande pas son reste et fonce vers le fond. Temps total de l’opération : 4 minutes.

Pas d’autre capture pour cette première journée.

Image 1 : Champ opératoire pour thon rouge. F. Bassemayousse

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Image 2 : Chasse de thon rouge. F. Bassemayousse

Denis à bord de WWF columbus

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