Publié par WWF, Publié dans Carnet de bord, Missions Cap Cétacés
Le premier quart d’observation à 6H30 ce matin n’annonce rien de bon ; nous sommes au centre d’une dépression, il y a du vent de secteur sud et la mer est formée. Après de nombreuses tergiversations sur la route à prendre pour trouver de meilleures conditions, la première équipe d’observateurs se met à l’avant avec peu de conviction.
Un quart d’heure plus tard et une fois mouillés, nous décidons de quitter notre poste d’observation pour attendre à l’abri. Le vent devrait se calmer dans la matinée.
Si le vent est trop fort et/ou si la mer est trop formée les observations faites ne peuvent pas être utilisées, car certains animaux risquent de ne pas être détectés et les modèles statistiques ne peuvent donc pas être appliqués.
En fin de matinée, la météo s’améliore, retour en observation.
12H12 : deux souffles. L’équipage se scinde en deux : 3 observateurs partent sur le pneumatique pour réaliser la photo identification et la biopsie pendant que les 3 autres restent sur le WWF columbus pour guider l’équipe « pneumatique ». Les observateurs restés sur WWF columbus sont plus haut sur l’eau, ils détectent souvent la baleine avant l’équipe du pneumatique, leurs informations communiquées par VHF sont très précieuses.
Lors de la première approche, la baleine semble tranquille, nous prenons les premières photos du chevron droit (pigmentation sur l’avant de la tête en forme de chevron) et de la dorsale qui nous permettrons de reconnaître cet animal.
Le temps de noter les numéros des photos sur la plaque de prise de notes, la baleine fait un saut à environ 400m du pneumatique. Trop rapide pour que nous aillons le temps de nous saisir de nos appareils photos… seulement pour le « splashhhhh » (dommage …). L’autre baleine que nous avions détectée en même temps était-elle à nouveau dans les parages ? S’agit-il d’intimidation, de séduction, de compétition ? A ce jour nous ne connaissons pas les raisons de ces sauts toujours très impressionnants.
Après cet épisode nous pourrons à nouveau l’approcher pour effectuer la première biopsie.
Une seconde baleine sera photo identifiée et biopsiée dans l’après-midi à cinq miles de la première.
Une pensée pour les scientifiques du CIRAD et de l’Université de Bordeaux (qui effectuent respectivement les analyses génétiques et de polluants) pour qui nous avons enfin des échantillons !
Amandine à bord de WWF columbus.
