La journée est marquée par deux rencontres particulières. La première c’est avec les dauphins de Risso, Grampus griseus, ils se nourrissent de céphalopodes (calmars, seiches, etc.) et sont particulièrement discrets, on pourrait même dire « timides »… Les petits naissent entièrement gris argenté, au fur et à mesure de coup de dents avec leurs congénères de grandes marques blanches apparaissent, la peau se desquamant facilement. Les vieux individus sont pour certains entièrement blancs.

Dauphins de Risso, Grampus griseus
CREDIT : Frédéric Bassemayousse
Un peu plus tard c’est trois baleines que nous croisons, deux sont identifiées avec certitude rapidement, le troisième animal à un comportement « bizarre » . On se demande même à un moment s’il ne s’agit pas en fait d’un cachalot. Une fois sur place avec le pneumatique nous pouvons confirmer sans ambiguïté qu’il s’agit bien d’une baleine, mais son comportement est très étrange : elle tourne en rond, avec l’avant de la tête hors de l’eau sur de longues périodes. Sur plus d’une heure trente d’observation elle ne sondera jamais.

Position trés haute hors de l’eau pour une baleine …
Rare image ou vous pouvez observer les deux côtés de la machoire d’un Rorqual commun. Le côté droit de la madibule (machoire inférieure) est blanc contrairement au côté gauche qui est pigmenté. Il s’agit d’une caractéristique de l’espèce.
CREDIT : Frédéric Bassemayousse
Ces longues périodes en surface avec peu de mouvements permettent à Frédéric de se mettre à l’eau pour faire des images sous-marines. Nous réalisons également les photos identifications et la biopsie rapidement.

Frédéric se met à l’eau devant la baleine même si elle semble faible et avec un comportement étange son déplacement est rapide. Même équipé d’une trés bonne paires de palmes et de jambes Fred ne peux pas suivre l’animal. Il le laisse donc passer à côté de lui.
CREDIT : Amandine Eynaudi

CREDIT : Frédéric Bassemayousse
Le comportement de cet animal nous laisse perplexe et alimente nos conversations jusqu’à tard le soir.
19H15, la journée tire à sa fin, Gilles se prépare à jeter un oeil aux moteurs quand un souffle est repéré. C’est un cachalot, pas très « pratique » à cette heure ci… Lorsqu’un cachalot sonde, c’est pour une cinquantaine de minutes minimum et dans 50 min il fera nuit. Fabienne met l’hydrophone à l’eau pour suivre l’activité de l’animal sous l’eau. Lorsqu’elle n’entend plus ses « clics » c’est que le cachalot est en phase de remontée. Tout l’équipage est aux aguets : sur WWF Columbus et sur le pneumatique. La lumière est basse il ne faudra pas le louper.
Il s’agit d’un petit animal, qui ne se laisse pas approcher par le pneumatique, à trois reprises nous essayons d’être à bonne hauteur pour faire une biopsie, mais sans succès. A 20h30 le cachalot part pour une nouvelle sonde nous saluant de la caudale. Pas de biopsie tardive ce soir.
Amandine à bord du WWF Columbus.