Publié par WWF, Publié dans Carnet de bord
En ce 2 octobre 2010, WWF Columbus a fait escale dans le port de la Pointe Rouge à Marseille. Objectif: une opération de soutien au projet de Parc National des Calanques. Un évènement presse organisé en partenariat entre le Groupement d’intérêt public des Calanques et le WWF en présence de notre présidente Isabelle Autissier.
Le territoire du futur parc national jouit d’une grande notoriété nationale et internationale d’abord du fait de la force et de la beauté de ses paysages littoraux : les calanques proprement dites, entre Marseille et Cassis, véritables cathédrales calcaires sur la mer. Mais, au-delà, de l’archipel du Frioul à l’île Verte, du fond du canyon sous-marin de la Cassidaigne aux forêts de chênes matures du massif du Grand Caunet, sur les communes de Ceyreste et Roquefort-la-Bedoule, les espaces naturels identifiés abritent une biodiversité remarquable dont plusieurs dizaines d’espèces rares voire endémiques. C’est cet ensemble unique d’écosystèmes terrestres et marins, littoraux et insulaires que le Parc national des Calanques aura pour mission de protéger et valoriser, pour les populations résidentes, les visiteurs d’un jour et les générations futures. La proximité immédiate d’espaces naturels quasi-vierges avec la deuxième ville de France (troisième agglomération) est la caractéristique marquante de ce territoire et le principal défi que devra relever le Parc national avec l’aide de tous ses partenaires. Aux usages locaux et réguliers s’ajoute l’intense fréquentation touristique, en constant développement. Cette situation engendre des pressions multiples et intenses sur le littoral et les îles en particulier, qui pèsent fortement sur la biodiversité et la qualité des milieux. Ces pressions risquent, à terme, d’hypothéquer le bon état et, partant, l’attractivité du patrimoine naturel dont dépendent les multiples activités professionnelles et de loisir qui s’y exercent.
Avec plus d’1,3 millions de visiteurs par an (sur terre et en mer), le territoire du futur Parc, et plus particulièrement le massif des Calanques (site classé entre Marseille et Cassis), est un des lieux les plus visités de France. L’érosion des sols, les incendies, la régression des herbiers de posidonies, la pollution des eaux côtières, notamment par les rejets d’eaux usées de la station d’épuration communautaire en plein cœur du futur Parc, sont des dégradations avérées des milieux naturels.
Le Parc national des Calanques aura pour mission de protéger, valoriser et ouvrir aux visiteurs ce patrimoine naturel, paysager et culturel d’exception. Bien davantage que la réglementation, la gestion mise en œuvre par le Parc, en synergie avec tous les acteurs existants, sera garante de la protection pérenne des écosystèmes et de leur bon fonctionnement. Le Parc sera avant tout un outil de pédagogie et d’éducation à l’environnement et un partage de l’espace respectueux de la nature et des hommes. Avant tout outil de protection des patrimoines en cœur, le Parc national sera aussi, dans le périmètre dit d’aire d’adhésion, un partenaire privilégié des acteurs locaux pour la concrétisation de leurs projets s’inscrivant dans une démarche de développement durable.
Comme dans tous les projets de création d’espaces protégés, la concertation avec les acteurs du territoire est longue et ardue. Le WWF a dans ce contexte souhaité apporter son appui au projet de Parc: “Il ne s’agit pas seulement de protéger la nature,. ce qui serait déjà énorme, mais aussi de trouver la place de l’homme dans cette nature,” a souligné notre Présidente Isabelle Autissier, “Les calanques sont un endroit unique, rien ne ressemble à ça en France. Je peux comprendre que certains s’inquiètent, ils ont peur de ce qui peut changer leurs habitudes… Mais il faut leur expliquer encore et encore que s’ils veulent conserver ce littoral aussi beau qu’il est aujourd’hui, ce paysage aussi magnifique, cette végétation, ces fonds marins, ces ressources naturelles, il faut agir. Et vite”.
































