Tout était organisé, le livreur devait nous avitailler dès 6 heures du matin afin que nous puissions démarrer la mission au plus vite. Mais c’était sans compter sur le facteur « Beta ». Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais quand j’ai une livraison, j’ai souvent affaire au facteur « Beta ». Entendons nous bien, le « beta » ne fait pas références à la seconde lettre de l’alphabet grec qui désignerait élégamment un facteur complexe, mais plutôt à « gros bêta », un travers assez répandu chez les humains. Après diverses coups de fils, le responsable de l’organisation des livraisons – un genre de chef - nous hurle au téléphone que le livreur était là à 6 heures mais que le bateau n’était pas là, qu’ils avaient instructions de contacter le chef de port, qui a été formel : le bateau était parti, et que, et que …. Une belle tirade, sauf que le bateau était à sa place comme à chaque fois depuis trois ans et Aurélie debout à 5h50 pour guetter. Finalement le livreur arrive 10 minutes plus tard, à 8h30 sonnées en nous disant fort gentiment que non, pas du tout, il venait d’arriver car personne ne lui avait dit qu’il fallait livrer à 6 heures. On ne devrait plus dire le facteur « beta », mais le livreur beta, ce serait plus juste.
Si je vous raconte cela, qui n’a pas grand intérêt, c’est que la journée a été encore moins intéressante : pas une observation mis à part quelques rares dauphins du genre furtif et pressé.
On fait du surplace cette nuit pour reprendre notre ouvrage demain, là où nous le laissons ce soir.
Revue d’effectif :

Stéphanie, une ancienne qui travaille avec nous depuis 2008.

Cédric venu nous prêter main forte depuis la Guadeloupe

L’autre Cédric, capitaine en l’absence de Jean-Yves Terlain

Laurent, second

Maelle, vétérinaire, toujours prête.

Amandine, ancienne chef de mission Cap Cétacés, qui est venue nous donner un coup de main pendant ses vacances, et Mathieu tellement grand que son doigt dépasse de la photo.
Denis à bord de WWF columbus