La météo ne nous finalement pas laisser de répit mpour repartir travailler dans de bonnes contions.
Les échantillons sont envoyés à Bordeaux et au CIRAD pour être analysés.

Dans l’attente de ces nouveaux résultats…..

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Le vent fort c’est effectivement levé vers 22H, la navigation jusqu’à Port Cros a été agitée, le sommeil léger. A 2H du matin nous amarrons le WWF Columbus à la « tonne » à l’aide du pneumatique. « La tonne » est un très gros mouillage pour les navires de grande taille situé un peu à l’extérieur de l’anse de Port Cros.
Ce matin le vent est toujours fort, nous ne reprendrons probablement pas la mer aujourd’hui.
Un grand merci au Parc National de Port Cros et à ces agents qui nous accueille toujours aussi chaleureusement sur l’île et nous permettent même d’actualiser le blog !

Amandine, dans les locaux du Parc National à Port Cros.

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Nous sommes à plus de 76 miles nautique au Sud de la Ciotat ce matin, la météo annonce une montée du vent (N - NW) dans l’après midi, nous mettons cap au Nord Est.
La journée commence vite et fort : deux observations de Grampus griseus entre 7H30 et 8H, puis dès 9H la première baleine.
A peine le temps de préparer la biopsie pour les chercheurs (séparation du gras et de la peau) et de se remettre en observation, que deux autres baleines font leur apparition. Elles seront rejointes rapidement par une troisième. Toutes les trois seront photo-identifiées et biopsiées.

 

Deux photos (chevron et dorsale) qui viendront grossir notre catalogue. Avec ces deux image nous pourrons facilement reconnaitre cette animal particulièrement marqué au niveau du pédoncule (zone précédant la caudale).
CREDIT :  Frédéric Bassemayousse

Le vent montera cette nuit seulement. Cap sur Port-Cros pour être à l’abri demain matin, il est 21H30 et le vent monte.

Amandine à bord de WWF Columbus.

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La journée est marquée par deux rencontres particulières. La première c’est avec les dauphins de Risso, Grampus griseus, ils se nourrissent de céphalopodes (calmars, seiches, etc.) et sont particulièrement discrets, on pourrait même dire « timides »… Les petits naissent entièrement gris argenté, au fur et à mesure de coup de dents avec leurs congénères de grandes marques blanches apparaissent, la peau se desquamant facilement. Les vieux individus sont pour certains entièrement blancs.

 

Dauphins de Risso, Grampus griseus
CREDIT : Frédéric Bassemayousse

Un peu plus tard c’est trois baleines que nous croisons, deux sont identifiées avec certitude rapidement, le troisième animal à un comportement « bizarre » .  On se demande même à un moment s’il ne s’agit pas en fait d’un cachalot. Une fois sur place avec le pneumatique nous pouvons confirmer sans ambiguïté qu’il s’agit bien d’une baleine, mais son comportement est très étrange : elle tourne en rond, avec l’avant de la tête hors de l’eau sur de longues périodes. Sur plus d’une heure trente d’observation elle ne sondera jamais.

   

Position trés haute hors de l’eau pour une baleine …
Rare image ou vous pouvez observer les deux côtés de la machoire d’un Rorqual commun. Le côté droit de la madibule (machoire inférieure) est blanc contrairement au côté gauche qui est pigmenté. Il s’agit d’une caractéristique de l’espèce.
CREDIT  : Frédéric Bassemayousse

Ces longues périodes en surface avec peu de mouvements permettent à Frédéric de se mettre à l’eau pour faire des images sous-marines. Nous réalisons également les photos identifications et la biopsie rapidement.

   

Frédéric se met à l’eau devant la baleine même si elle semble faible et avec un comportement étange son déplacement est rapide. Même équipé d’une trés bonne paires de palmes et de jambes Fred ne peux pas suivre l’animal. Il le laisse donc passer à côté de lui.
CREDIT : Amandine Eynaudi

     
 CREDIT :  Frédéric Bassemayousse

Le comportement de cet animal nous laisse perplexe et alimente nos conversations jusqu’à tard le soir.
19H15, la journée tire à sa fin, Gilles se prépare à jeter un oeil aux moteurs quand un souffle est repéré. C’est un cachalot, pas très « pratique » à cette heure ci… Lorsqu’un cachalot sonde, c’est pour une cinquantaine de minutes minimum et dans 50 min il fera nuit. Fabienne met l’hydrophone à l’eau pour suivre l’activité de l’animal sous l’eau. Lorsqu’elle n’entend plus ses « clics » c’est que le cachalot est en phase de remontée. Tout l’équipage est aux aguets : sur WWF Columbus et sur le pneumatique. La lumière est basse il ne faudra pas le louper.
Il s’agit d’un petit animal, qui ne se laisse pas approcher par le pneumatique, à trois reprises nous essayons d’être à bonne hauteur pour faire une biopsie, mais sans succès. A 20h30 le cachalot part pour une nouvelle sonde nous saluant de la caudale. Pas de biopsie tardive ce soir.

Amandine à bord du WWF Columbus.

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Les « mécanos-bricolos » ont fait du super boulot. Une fois la panne diagnostiquée, ils ont changé la pièce. Un bon repas et un peu de sommeil puis nous avons fait route à 2H du matin en direction du sud est. A 7H nous sommes sur la ligne de bathymétrie des 1500m au large de la Ciotat.
8h une première baleine est repérée. Discrète, deux à trois respirations puis une dizaine de minutes de navigation faisant cap à l’Est. Le moment disponible pour l’approcher est très court. Nous réussirons malgré tout à la biopsier puis à faire une photo de sa dorsale. C’était un petit animal, plutôt maigre et très parasité.
En début d’après midi : deuxième baleine, petit animal aussi (7m environ) beaucoup plus tranquille que la première, restant de grandes périodes à la surface. La photo identification est faite rapidement. En revanche la biopsie n’est pas facile à envisager : l’animal découvre très peu son dos lorsqu’il sonde, laissant peu d’espace pour le tireur. Un peu de patience et d’adresse : la deuxième biopsie de la journée est faite à 15H.

        
   
Discrète, trés discrète
CREDIT :  Frédéric Bassemayousse

La météo semble rester au beau dans cette zone ouest ce qui est plutôt rare, nous resterons là cette nuit pour explorer le talus continental et le large du Golf du Lyon demain.
Alors que nous sommes en train de nous attabler autour d’un plat de pâtes carbonara, Fred fini le plein d’essence du pneumatique et … Isabelle voit une baleine !
Ni une ni deux, Fred m’embarque avec le matériel malgré le soleil couchant, il est 20H passé…
Une fois sur la zone où l’animal a été observé, nous coupons le moteur pour écouter (plus que pour voir…). Vu l’heure tardive, nous décidons qu’à 20H15 nous rentrons sur le WWF Columbus.
20H15 « souffle »  elle est juste derrière nous. Fred a préparé la flèche, je pilote. Nous n’avons qu’une seule chance pour cette biopsie. La chance est avec nous, la biopsie est réussie du premier coup.
La lumière a beaucoup baissée mais nous décidons d’attendre sa prochaine remontée pour faire une photo de sa dorsale et en avoir la silhouette générale. Ce sera chose faite, plutôt artistique comme photo ID….
Il est temps de rentrer à bord, des pâtes carbo nous attendent !

 

Flou artistique de la dorsale de Bpc (Bp pour Balaenoptera physalus et la lettre C car il s’agit de la troisième baleine biopsiée et photo identifiée de la journée. Chaque jour le compte repart à partir de la lettre A).
CREDIT Frédéric Bassemayousse

Amandine à bord du WWF Columbus.

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Comme d’habitude le rendez-vous est au port de Hyères pour tous : livreur pour l’avitaillement, les observateurs, le WWF Columbus et Rafale le pneumatique !
Pour cette première partie de mission (9-18 septembre) l’équipage est composé de Jean-Yves, Gilles et Annabelle côté marins, de Isabelle, Héloïse, Fabienne (CRC), Jean-Pierre, Frédéric (photographe) et moi côté observateurs.
La météo est excellente sur l’ouest et semble stable pour les jours à venir. Nous filons entre Gien et Porquerolles pour prospecter dans le cayon de Toulon dès cet après midi et puis faire le tour du mont sous marin repéré en juin mais ni baleines ni cachalots ne sont au rendez-vous.
Si vous avez suivi nos missions de l’été vous savez que le nombre de biopsies de Rorqual commun est très satisfaisant cette année, en revanche nous accusons un peu de retard concernant les cachalots. L’objectif est donc de ramener des biopsies de cachalots en priorité !
La deuxième partie de mission commence le 21 septembre, le WWF Columbus doit se rendre à Monaco le 20 pour accueillir à bord Son Altesse Sérénissime Le Prince Albert II pour une conférence de presse sur le Thon rouge.

Pas toujours de Cétacés mais de belles observations de chasses de Thons.
CREDIT :  Frédéric Bassemayousse

Amandine à bord de WWF Columbus.

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Pressés par l’échec de cette première semaine, nous accélérons le changement d’équipage et repartons à minuit le vendredi soir afin d’être opérationnel dès le lever du jour. Notre cible est ce mont sous-marin autour duquel nous avions si bien travaillé en juin.

Rien encore ici comme ailleurs, ce qui démontre que les baleines ne sont guère casanière : elles sont partie depuis juin, parcourant la méditerranée dans leur quête sans fin de nourriture.

Nous avons 30 heures de route pour atteindre Bonifacio où nous devons impérativement nous trouver dimanche soir. Impossible donc de traîner dans le nord du bassin. Cap au sud est pour un long bord vers le sud de la Corse.

Toute la journée nous avons pensé que la méditerranée s’était vidé de ses baleines pour des raisons inconnues. Plus de 6 jours pleins et continus sans autre cétacés que des dauphins bleus et blancs : ce n’était jamais arrivé depuis 10 ans que nous sommes en mer à les étudier.

La délivrance est arrivée tard. Mais à 18h44 ce sont de vrais souffles que nous observons et non pas les mirages sur lesquels nous nous usons les yeux depuis si longtemps.

Elles sont deux et plutôt coopératives. Nous sommes maintenant rodés : Fred, notre meilleur tireur, est à l’avant avec l’arbalète et assure les biopsies. Sophie au milieu, s’occupe de la photo ID et de la prise de note. Et votre serviteur est derrière la console de pilotage pour mener cette fine équipe au bon endroit au bon moment. En une heure l’affaire est pliée, et c’est une bonne chose car la nuit tombe !

Denis à bord de WWF columbus.

Préparation de la biopsie avant congélation : le lard d’un côté pour les polluants, la peau de l’autre pour la génétique.

Le dauphin est vif et rapide !

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Un long silence dans ce blog de la mission Cap Cétacés car la mer ne nous a rien donné à vous raconter : le désert, la misère, l’amer, le vide, le bide, nada, peau de balle, que dalle, pas de veine, pas de baleine malgré la peine, pas de cachalot et pas de chocolat (en plus), pas une bête, on s’embête, c’est pas la fête, on s’entête, c’est rageant, décourageant, affligeant, désobligeant (même), on a rien vu, c’est du jamais vu, on en peut plus, on en a plein le… . Bref, brisons là : en 5 jours plein de navigation, du continent à la Corse et retour, pas une baleine, pas un cachalot, quelques dauphins plutôt furtifs. Et, contrairement à d’habitude, la météo était presque parfaite. Une explication ? Difficile à ce stade. Les cartes de la production primaire du mois de mai donnent néanmoins une piste : elles montrent clairement qu’à l’est du bassin où nous avons navigué cette semaine la production s’est arrêtée très tôt après un pic en mars et avril. Pas assez pour tenir les baleines sur la zone jusqu’à la fin juillet. Peut-être …

Denis à bord de WWF columbus

Préparation gastronomico-chapeautière pour tromper la frustration : même la Reine d’Angleterre n’en a pas un comme ça !

Un faucon nous survole.

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Au cours de la nuit, nous avons rejoint le canyon au sud du cap Camarat. Ce sera notre point de départ pour aujourd’hui.

Malgré des conditions météo excellentes toute la journée nous ne croisons que quelques groupe de dauphins bleu et blanc.

Une observation intéressante néanmoins : un calmar, moitié mangé, flottant en surface. Il s’agit probablement d’histhioteutis bonnelli. Ce céphalopode (groupe des poulpes et calmars, seiches…) fait parti du menu favori des Cachalots et des Globicéphales. Nous l’avons ramassé pour effectuer des analyses : les polluants pour évaluer le niveau de contamination et les isotopes. L’analyse des isotopes permet de déterminer les niveaux trophiques sur lesquels ce calmar se nourri. Cela donne également une indication sur la zone de vie de l’animal (plutôt côtier ou pélagique).

Comme vous pouvez le voir sur les photos, même « croqué », l’animal est de belle taille… la question de la place dans le congélateur se pose. On le garde en entier ou seulement quelques petits échantillons ? Le morceau principal sera conservé tant que nous avons suffisamment de place dans le congélateur. Quelques morceaux ont été mis dans des flacons de petite taille plus facile à conserver si nous devions faire de la place dans le congélateur. Nous avons également prélevé le bec, partie dure de la bouche qui permet au calmar de se nourrir. Cet organe permet d’identifier l’espèce.

Amandine, à bord du WWF columbus.

Capture du jour.

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Après un petit mois d’interruption nous reprenons la mer pour notre programme scientifique Cap Cétacés. Nous sommes bien rodés maintenant et tout s’organise avec fluidité.

A bord nous avons des habitués (Fabienne, Sophie, Amandine et Denis), Thierry qui réalise les analyses génétiques sur nos échantillons et qui passe ainsi du très grand au très petit (on peut dire que Thierry est celui qui connaît le mieux nos baleines dans ce qu’elles ont de plus intime : leur ADN !), et Jean-Pierre, qui travaille au sein de l’équipe Océans et Côtes du WWF et qui nous donne un coup de main sur cette mission.

Nous décidons de cibler les cachalots puisque nous avons bien travaillé avec les rorquals en juin et engrangé 22 biopsies. Nous longeons donc l’isobathe 2000 m au sud des îles d’Hyères.

Une première journée décevante malgré une mer qui s’aplatit progressivement jusqu’au devenir totalement calme en fin d’après midi.

Denis à bord de WWF columbus.

L’utilisation d’une application sur PC mobile facilite grandement la collecte et l’analyse des données.

Quand les baleines sont rares l’alternance des quarts laisse plus de place pour la gastronomie.

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