Bien qu’il ralentisse le bateau et qu’il soit une contrainte supplémentaire lors des manœuvres, le pneumatique est un outil indispensable pour le travail que nous menons sur les baleines de Méditerranée. Sa vitesse et sa maniabilité permettent de s’approcher rapidement des animaux et d’assurer les photos et les biospsies. C’est plus efficace et plus rapide et cela contribue à limiter le temps durant lequel nous dérangeons les baleines.

Merci à Sophie LARAN du Centre de Recherche sur les Cétacés (CRC) qui nous a survolé au bon moment pour nous offrir cette image rare et inédite !

Denis à bord de WWF columbus.

Approche d\'une baleine / Sophie LARAN-CRC

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24  août
Jeudi 21 août 2008 – Les sœurs Houdinis

Publié par WWF, Publié dans Carnet de bord, Photos

La journée de mercredi a été écourtée par la météo qui nous a obligé à faire une escale aux îles de Leirins. Nous avons retrouvé le mouillage qui nous avait déjà accueilli lors de notre mission de mai pour les mêmes raisons.

Ce jeudi a débuté avec une mer encore un peu froissée, mais le calme l’a progressivement repassée et les conditions sont devenues (presque) idéales. Autant dire que nous étions assez sûr de notre coup lorsqu’une, puis deux baleines, ont soufflé non loin du WWF columbus. Nous avons pu les rejoindre et les observer flâner juste sous la surface, tranquilles. Nous avons profité de leur plongée pour embarquer à bord du pneumatique, et l’attente a commencé : 10 minutes, 20 minutes, 30 minutes. Nous les avons cherchées vers le soleil, puis dans la direction opposée à leur route initiale, et au bout d’une heure nous avons bien été obligés d’admettre que nous les avions perdues. Ces deux géantes ont disparu au milieu d’une mer sans vague sous les yeux pourtant attentifs d’un équipage de 9 personnes. Un exploit digne de Houdini, célèbre roi de l’évasion et de la disparition du début du 20° siècle !

Le souffle du rorqual peut s\'entendre à plus d\'un kilomètre / Denis Ody-WWF
Denis à bord de WWF columbus.

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Départ du port de Hyeres pour le suivi que nous réalisons chaque mois dans le cadre de notre programme Cap Cétacés. C’est un parcours fixe rectiligne (on dit “transect” en langue scientifique) de 48 milles de long (environ 80 km) que nous avons défini au large des îles d’Hyeres (pour les marins : cap au 140 depuis la petite île de Bagaud). L’objectif est simple : au long de ce parcours répété chaque mois, nous notons tous les cétacés rencontrés, mais aussi les navires, les déchets, les oiseaux, et même les méduses le cas échéant. Il s’agit de mettre en évidence les variations saisonnières de la fréquentation de cette zone par les cétacés, notamment en hiver où les données sont peu nombreuses. Le parcours fait 48 milles car c’est la distance maximale que l’on peut parcourir en décembre quand les jours ne font que 8 heures.

Résultat de ce mois d’août : 4 baleines (Rorqual commun), 34 dauphins bleus et blancs, et 8 grands dauphins d’ordinaire plutôt rares aussi loin de la côte. C’est un bilan qui tranche avec celui des mois d’hiver où, le plus souvent, quelques dauphins seulement viennent distraire les observateurs.

Cette journée positive nous laisse malgré tout sur notre faim, car en “transect”, pas question de s”arrêter pour réaliser des photos identification et des biopsies. Demain est un autre jour …

Denis, à bord de WWF columbus, Photo : Sophie LARAN-CRC.

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Depuis le 12 aout WWF columbus fait escale sur l’île des Embiez à l’invitation de l’Institut Océanographique Paul Ricard, notre partenaire pour le programme Cap Cétacés. Pour l’occasion, le WWF columbus a été aménagé en petite salle de cinéma et d’exposition avec des panneaux d’informations sur les cétacés de Méditerranée. Toutes les heures, une douzaine de personnes peuvent y assister à une mini conférence animée par Amandine et Denis au cours de laquelle est projeté un film d’une vingtaine de minutes sur notre programme Cap Cétacés. Les questions sont nombreuses et dépassent bien souvent le sujet des baleines pour aborder plus largement la question du développement durable et de l’avenir de notre planète. Sur la place principale de l’île des Embiez, Joelle, Murielle, Cécile et Jocelyne, bénévoles du WWF, animent un stand WWF sous la houlette attentive et dévouée de Jean-Claude Quintalet. Les grands peuvent y calculer l’empreinte écologique de la famille et les petits jouer au jeu de l’oie “A la poursuite de l’eau douce”. Les peluches ont un grand succès ! Merci à tous ceux qui ont sacrifié un peu de soleil et de plage pour venir à notre rencontre, et merci à toutes les équipes de l’Institut Océanographique et du port des Embiez pour la qualité de l’accueil !

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